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CENTRE POMPIDOU MOBILE
Une expérience inédite
La création du Centre Pompidou a été le point de départ d’un formidable mouvement d’ouverture des musées à des publics nouveaux. Pourtant, une majorité de Français n’a jamais visité de musée. Le Centre Pompidou mobile veut aller à leur rencontre pour leur donner à partager l’expérience du musée. Plusieurs régions ont manifesté leur intérêt et s’engagent à l’accueillir, la première implantation débutera fin 2011.Aucune technologie virtuelle, si élaborée soit-elle, ne peut se substituer au rapport direct avec les oeuvres originales. C’est pourquoi le Centre Pompidou mobile est un espace d’exposition nomade pour amener les chefs-d’oeuvre de la collection du Musée national d’art moderne au coeur de territoires que l’offre culturelle traditionnelle a du mal à pénétrer. Cette expérience culturelle inédite est, pour le Centre Pompidou, le moyen d’aller à la rencontre de nouveaux publics en donnant à voir toute la richesse de sa collection sur l’ensemble du territoire. Il s’agit d’amener l’art vers les gens pour leur donner envie d’aller vers l’art. Conçu dans un partenariat étroit avec les collectivités territoriales et les acteurs culturels en régions, cette proposition amplifie l’engagement de l’institution dans la décentralisation culturelle qu’illustre déjà le projet du Centre Pompidou-Metz.
Un esprit du projet d’ouverture et de générosité
Nouvel objet architectural, dans l’esprit du cirque ambulant ou de la fête foraine, le Centre Pompidou mobile offre, sur 1 000 m², un espace d’accueil et d’exposition généreux, destiné à la présentation d’oeuvres majeures issues de la plus importante collection d’art moderne et contemporain d’Europe. L’enjeu fondamental du Centre Pompidou mobil est de faire éprouver à ses visiteurs le caractère irremplaçable du contact avec l’oeuvre originale, fondement même de l’expérience du musée. Il constitue un mini-musée mobile qui présente une sélection d’oeuvres organisées selon un parcours thématique ou chronologique. Destiné à des publics éloignés des musées, le Centre Pompidou mobile offre à ses visiteurs un parcours scénarisé, conçu par un dramaturge et guidé par des comédiens. Cette médiation innovante vise, tout en favorisant l’échange, à apprendre à regarder et à prendre le temps de la contemplation. Le Centre Pompidou mobile est ainsi le lieu de la découverte, de l’étonnement et de l’émotion. En collaboration étroite avec les acteurs locaux (collectivités locales, institutions culturelles décentralisées, partenaires privés) le Centre Pompidou mobile investit de nouveaux territoires : territoires enclavés, quartiers défavorisés de la périphérie des grandes agglomérations… Il peut s’installer tout aussi bien sur le parking d’un centre commercial de banlieue que dans une zone semi-rurale. En semaine, le Centre Pompidou mobile accueille prioritairement les publics scolaires. Il est ouvert gratuitement à tous le week-end.
Un engagement fort du Centre PompidouLe Centre Pompidou mobile présentera des oeuvres de la collection du Musée national d’art moderne, première collection d’art moderne et contemporain en Europe et l’une des deux plus importantes au monde. Ces oeuvres seront aussi bien des chefsd’oeuvre de la collection historique que des oeuvres contemporaines. Néanmoins, dans la mesure où il existe en régions, notamment au sein des fonds régionaux d’art contemporain, d’importantes collections d’art contemporain, on peut aussi imaginer que la dimension contemporaine du projet puisse être, en tout ou partie, apportée localement, en cohérence avec la programmation du Centre Pompidou mobile, dans le souci d’associer les acteurs culturels décentralisés et de permettre aux visiteurs d’apprécier les richesses culturelles de leur région. Le Centre Pompidou prend en charge la conception et la production de l’exposition, le montage des partenariats ainsi que la définition du cahier des charges de la médiation et la formation des intervenants locaux.
Un " Monument Monentané "Le Centre Pompidou mobile s’inscrit dans l’histoire déjà longue des architectures culturelles temporaires, souvent liée à celle des expositions universelles, dont une référence est le Crystal Palace de Paxton. Celuici se voulait montable et démontable, en référence aux architectures de fer du xixe siècle, et est à ce titre parfois cité comme l’une des sources d’inspiration du bâtiment de Renzo Piano et Richard Rogers pour le Centre Pompidou. Du Polytope de Xenakis à l’Atelier de Shigeru Ban en passant par le Tipi, le musée précaire Albinet ou la maison tropicale de Prouvé, récemment entrée dans ses collections, le Centre Pompidou a déjà posé quelques jalons de cette histoire. Le Centre Pompidou mobile fera date par son architecture innovante, qui jouera résolument la carte de la haute qualité environnementale, de l’économie de moyens et de la standardisation des éléments constructifs. Le Centre Pompidou mobile sera un véritable « monument momentané ». Son montage constitue, en soi, un appel, annonçant l’arrivée de l’exposition.
Un musée ludique
Le Centre Pompidou mobile suscite l’étonnement et l’émotion. Parce qu’il proposera de nouvelles conditions de rencontres avec les chefs-d’oeuvre, qu’il inventera de nouveaux moyens de médiation, et qu’il imaginera des expositions destinées au public le plus large, le Centre Pompidou mobile, non content d’aller à la rencontre de nouveaux publics partout en région, leur offrira une expérience culturelle unique. Pour faciliter l’accès aux oeuvres et leur compréhension, une attention particulière sera portée à la scénographie : la visite, mise en scène, sera conçue comme un véritable parcours à travers les oeuvres. Rencontre des arts de la scène et des arts visuels, le Centre Pompidou mobile sera également l’occasion de mettre à la portée de tous les dernières innovations technologiques en matière de médiation culturelle : le visiteur accédera à des contenus numériques à la fois simples d’usage et à la pointe de l’innovation. Tous les services d’un grand musée assurant le confort du public sont prévus (librairie, restauration légère…).
Un projet pédagogiqueLe Centre Pompidou mobile s’adresse aux publics scolaires de tous âges, auxquels l’accueil est réservé en semaine. La proposition vise à renouveler la visite du musée, en se concentrant sur un petit nombre de chefs-d’oeuvre, à la fois placés dans leur contexte, expliqués et commentés dans une muséographie forte et scénarisée. Destiné à des publics éloignés de la fréquentation des musées, le Centre Pompidou mobile offre à ses visiteurs un parcours scénarisé, conçu par un dramaturge et guidé par des comédiens, destiné à susciter l’émerveillement et l’émotion tout en donnant les clés de compréhension indispensables au plus près de l’oeuvre elle-même. Les oeuvres deviennent les protagonistes d’une histoire que des « médiateurs-comédiens » racontent aux élèves, en s’aidant de tous les dispositifs scéniques qui font la magie du théâtre : jeux de lumière, création sonore et audiovisuelle, changements de décor… L’enjeu fondamental de la médiation n’est pas de déployer un arsenal multimédia sophistiqué au risque de faire écran entre l’oeuvre et le visiteur mais d’aiguiser le regard et l’attention pour favoriser le rapport direct avec l’oeuvre d’art. Cette médiation innovante vise, tout en favorisant l’échange, à apprendre à regarder et à prendre le temps de la contemplation. Le Centre Pompidou mobile est ainsi le lieu de la découverte et de l’expérience de l’oeuvre.
une personnalité forte
Après plus de dix ans d’enseignement du dessin et de l’architecture, Patrick Bouchain considère que « l’architecture est politique et qu’elle doit répondre au souci de l’intérêt général ». Ainsi, il rejoindra le ministre de la Culture et de la Communication, Jack Lang, en tant que conseiller. Sa carrière d’architecte évolue parallèlement et s’oriente progressivement vers les constructions publiques et les établissements culturels, avec une pratique « HQH » pour « haute qualité humaine ». Il s’investit en tant que scénographe dans l’organisation du bicentenaire de la Révolution (1989) et la célébration du passage à l’an 2000, sur les ChampsÉlysées. Il collabore également avec des artistes pour des projets in situ, dont Les deux plateaux de Daniel Buren dans la cour d’honneur du Palais Royal à Paris. En 2006, Patrick Bouchain publie Construire autrement, dans le cadre de la collection qu’il dirige aux éditions Acte Sud.
Des projets architecturaux engagés
Patrick Bouchain est le premier à réhabiliter des friches industrielles et à les transformer en «fabriques culturelles », comme le Magasin à Grenoble en 1985, le Lieu Unique à Nantes en 1999, ou la Condition publique à Roubaix en 2003. Il se trouve aussi à la tête de projets clés en matière de développement d’une architecture alternative écologique en France notamment avec la création d’espaces transformables (tel le chapiteau de l’École du cirque de Rosny sous Bois en 2004). Dans le domaine des arts du spectacle, il est l’architecte du théâtre équestre Zingaro à Aubervilliers et de l’académie des arts du cirque Fratellini à Saint-Denis. En 2006, Patrick Bouchain est l’architecte invité du Pavillon français à la Biennale de Venise 2006, « Métavilla », conçu comme « un lieu d’échange et de convergence des savoirs comme peut l’être un chantier ». Cette même année, Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture et de la Communication, confie à son cabinet d’architectes Construire / Reconstruire l’aménagement des espaces du Palais de la Porte Dorée à Paris, pour la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.
Une architecture nomade dans l’esprit du cirque ambulant
Nomade, démontable et transportable, le Centre Pompidou mobile ne procède pas d’un grand geste architectural et ne se veut pas un objet luxueux, même s’il recherche la qualité de réalisation. Son esprit est celui du cirque ambulant ou de la fête foraine. Il privilégie la légèreté et la solidité des matériaux, la facilité de montage et de démontage, l’adaptation à tous les types de sols et d’environnement dans un souci d’efficacité, d’adéquation aux terrains les plus divers et d’économie, tant dans sa fabrication que du point de vue des coûts de mise en oeuvre. La structure offre une superficie totale de 1 000 m², dont 600 m² de surface d’exposition, avec une hauteur de l’espace d’exposition de 6 mètres. Des solutions éco-responsables sont privilégiées pour alimenter la structure en énergie (alimentation électrique, climatisation) et pour garantir le confort du public (isolation thermique et acoustique). La sécurité des oeuvres et le respect des normes de conservation (température et hygrométrie) sont assurés par un système de protection sous caisson.
Une structure transformable et modulable
Patrick Bouchain a conçu des mobiles, reliés entre eux par des sas. Ces structures peuvent se désolidariser et se relier de manière variée. Ainsi le Centre Pompidou mobile est pensé comme un espace évolutif qui s’adapte à son lieu d’accueil. Il permet tous les cas d’implantation possibles : places carrées, allongées, dénivelées. C’est une architecture conçue pour le montage, le démontage, le transport. Elle est adaptée à la mobilité du projet. Voir aussi la rubrique Partenaires
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