Evaluation


Pour consulter la synthèse ou l'intégralité de l'étude de Fatma Oussedik

PONT CULTUREL MÉDITERRANÉEN

Projet de coopération franco-algérienne pour le développement d’échanges artistiques en faveur de la danse porté par Abou et Nawal Lagraa – Compagnie La Baraka.
Boléro2 bdef.jpg
@ Laurent Aït Benalla
Abou Lagraa, Français d’origine algérienne, et Nawal Lagraa, Franco-marocaine, ont bénéficié du réseau français d’enseignement de la danse (conservatoires, CNSMD, CDD…) pour forger leurs carrières professionnelles respectives de chorégraphe et de danseuse – professeur diplômée d’État.
Leur trajectoire artistique et l’attachement à leurs racines leur ont insufflé l’envie de partager cette richesse avec l’Algérie, pays d’origine du chorégraphe.
Plusieurs rencontres ont permis de façonner ce projet de Pont culturel méditerranéen.
Conçu comme un programme d’échanges et de coopération, il a vocation à s’inscrire dans la durée et plusieurs axes du projet ont déjà été validés par la ministre de la Culture algérienne, Mme Khalida Toumi :

La création d’un ballet contemporain de 20 danseurs supplémentaires au sein du Ballet national algérien. Fondé en 1962, le Ballet national est composé de 25 danseurs diffusant le répertoire traditionnel algérien. Il ne bénéficie d’aucun programme de formation contemporaine.
La structuration du ballet contemporain autour de deux pôles : formation et création.
Le missionnement de l’Agence algérienne pour le Rayonnement culturel (ARRC), pour l’appui logistique et financier du projet.

Les enjeux

© Laurent Aït Benalla

Plusieurs avancées significatives ont permis de jeter en quelques mois les bases de ce chantier et d’inscrire le Pont culturel méditerranéen comme un des projets prioritaires de la politique culturelle algérienne :

La construction de nouvelles infrastructures pour le Ballet national algérien (5 studios de danse équipés, hébergement et scène en plein air à l’Institut supérieur des Métiers des Arts du Spectacle).
Deux tournées de la Compagnie La Baraka en Algérie.
La cérémonie de clôture du Festival panafricain d’Alger en juillet 2010 confiée au chorégraphe Abou Lagraa par Mme la ministre de la Culture.

L’engagement du ministère de la Culture algérien se fonde autour d’objectifs précis :

Organiser une audition nationale pour le recrutement des danseurs constituant le ballet contemporain au sein du Ballet national algérien, ce qui a été fait en janvier 2010 : 13 danseurs ont été sélectionnés..
Créer un pôle formation et un pôle création pour le ballet contemporain en vue de l’insertion professionnelle des danseurs.
Créer un pôle diffusion permettant la circulation des créations.
Favoriser la professionnalisation des techniciens du spectacle et gestionnaires culturels.
Faciliter les flux croisés d’œuvres chorégraphiques et favoriser les résidences d’artistes entre les deux pays.
Développer des actions de sensibilisation des publics français et algériens aux enjeux de ce projet de coopération.

Abou et Nawal Lagraa souhaitent apporter un appui au développement de l’expression chorégraphique dans le respect de l’histoire commune qui est au cœur de la relation franco-algérienne. Le Conseil a décidé de faire porter son soutien financier et politique au développement du pôle formation dont l’un des enjeux, à terme, est de « créer une nouvelle économie artistique » et de l’emploi sur place.
Dirigé par Abou et Nawal Lagraa, le pôle formation sera animé par une équipe de 8 pédagogues français qui dispenseront des cours en danses contemporaine et classique. Ils ouvriront des ateliers de recherche autour des danses hip-hop et contemporaine.
Parallèlement, trois techniciens professionnels français encadreront sur le terrain une équipe technique algérienne pour assurer, à terme, l’autonomie des tournées du Ballet contemporain.
Enfin, une collaboration avec les organisateurs algériens de formation en gestion culturelle sera mise en place autour de stages pratiques encadrés par les professionnels français de la production.

Programmation

Houria2affiche bdef(001).jpg
@ Laurent Aït Benalla
La première de Nya, chorégraphie d'Abou Lagraa, a eu lieu le 18 septembre 2010 à Alger.
La troupe a produit ensuite à plusieurs reprises cette chorégraphie au cours de sa tournée en France :
- au Transbordeur à Villeurbanne (69), dans le cadre de la Biennale de la danse de Lyon, du 26 septembre au 2 octobre 2010.
- au Quartz, scène nationale de Brest (29) le 5 octobre 2010
- au Théâtre des Gémeaux à Sceaux (92), les 8, 9 et 10 octobre 2010
- au Bonlieu, scène nationale d’Annecy (73), les 13 et 14 octobre 2010
- à l’Espace Montgolfier de Davézieux (07), le 16 octobre 2010
- au Phénix, scène nationale de Valenciennes (59), les 19 et 20 octobre 2010
- à la scène nationale de Mâcon (71), le 14 janvier 2011
- au Théâtre Jean Vilar à Suresnes (92), les 21, 22 et 23 janvier 2011
- au Théâtre musical de Besançon (25), le 26 janvier 2011
- au Théâtre la Comédie, à Clermont-Ferrand (63), les 28 et 29 janvier 2011.

LES PARTENAIRES

Les partenaires sont le ministère de la Culture algérien, l’Agence algérienne pour le Rayonnement culturel (ARRC), le Ballet national algérien, la Compagnie La Baraka, le Conseil général du Rhône, la Fondation BNP Paribas et le Conseil de la création artistique.


Revue de presse


Pour consulter la revue de presse sur le Pont culturel méditerranéen